Changer le monde
40 jeunes s'expriment sur leur visions du monde et les façons de la changer afin qu'il soit équitable et plus humain.
Préface
Salut à tous les jeunes écrivains qui ont osé se lancer dans une aventure d'écriture! Je comprends et j’ai vécu ce besoin d'écrire, de s'exprimer, de s’allier aux mots pour survivre, de faire valoir son point de vue, de dire en quelques lignes, les millions de mots, d’images, qui voyagent toujours dans notre tête. Prendre un crayon, un clavier, une voix, une pancarte, faire une action concrète, participer à un concours d'essai littéraire... Quand le moyen de changer les choses s’accomplit dans le respect de soi et des autres, il est toujours gratifiant, généreux et vrai.
Écrire est un de ces actes qu’on accomplit souvent en toute authenticité et en toute naïveté. Parce qu’on se met à nu sans en être toujours conscient, laissant entrer des lecteurs dans notre imaginaire et dans nos aspirations.
Écrire, c’est aussi dire « Merci », à la vie, à notre langue, à notre éducation, a tous ceux et celles qui nous liront. Je vous écris surtout pour vous dire que les limites sont celles que l'on s'impose. Souvent, quand on est artiste, on manque de confiance, on hésite, on se fait traiter de « pelleteur de nuages », on se sent en marge... La normalité, ça n'existe pas. Nous sommes qui nous sommes, point. Quand on écoute vraiment son cœur, ses passions, sa voix intérieure, impossible de se tromper. La réussite, c’est savoir qu'on a appris, qu’on grandit en tant qu’individu. Ce n’est pas un 100 %, ni un 1er prix littéraire, ni une photo sur la première page du journal.
Quand on veut vraiment créer, il y a toujours moyen de le faire. En ce qui me concerne, j'ai arrêté l'école pendant un an, après les études secondaires, pour écrire mon premier roman, <Les yeux mi-clos>. La mesure ,Jeunes volontaires, d’Emploi-Québec, a subventionné mon projet. Contrairement à beaucoup d’écrivains que je connais, je n’ai pas attendu qu’une maison d’édition accepte de me publier (je déteste dépendre d'un standard)... Je me suis dit « Dans la vie, il faut arrêter d'attendre que la chance tombe du ciel ; il faut se la créer, notre chance! ». Alors, je me suis moi-même publiée! Pourquoi se compliquer la vie? Mon but n'était aucunement de faire le best-seller de l'année... J’avais juste besoin d'écrire ce livre. J’ai tout de même vendu plus de 300 exemplaires, comme ça, par le bouche à oreille! Il faut faire confiance à la Vie…
Marie-Pier Landry
Offrez-le à vos parents, amis et collègues!


